03 mai 2017

Le Horla au théâtre Michel


Le Horla
de Guy de Maupassant
avec Florent Aumaître
Mise en scène de Slimane Kacioui
Au Théâtre Michel dès le 07 mars le mardi et mercredi




Résumé :
Un homme semble sombrer peu à peu dans la schizophrénie, persuadé qu’un être invisible vit près de lui et se nourrit de sa vie pendant son sommeil. Est-il victime d’hallucinations, devient-il fou, ou bien est-il la première victime d’un être surnaturel apparu sur Terre pour faire de l’Homme son esclave et prendre sa place ?
À travers son journal intime, on rencontre cet homme qui paraît sain d’esprit, on découvre les différents phénomènes auxquels il est confronté, on suit ses réflexions sur le fonctionnement de nos sens, on est suspendu pendant plus d’une heure à son destin, jusqu’à en découvrir l’issue…



Note de la production :
Histoire d’un succès : depuis sa première représentation en 2011 au Théâtre De Bayeux, le succès du Horla, d'après l'oeuvre de Guy de Maupassant, ne s’est pas démenti. Du Théâtre du Petit Hébertot, en passant par le Festival d’Avignon en 2013, 2014 et 2016, mais également à travers toute la France à la rencontre de publics scolaires (du collège aux prépas littéraires), faisant chaque fois l’unanimité auprès des élèves et de leurs professeurs, Le Horla suscite une égale sidération devant la performance du comédien Florent Aumaître habité par son rôle, dans une mise en scène magistrale de Slimane Kacioui.






Mon avis :

Une interpretation énergique, mais une histoire peu réjouissante.
Souffrant d'hallucinations, le personnage principal est confus. Sa perception de la réalité est brouillée par son imagination, il en a conscience, essaye de lutter, mais échoue.

L'histoire est très linéaire, et sa dérive vers la folie est aussi lente qu'inéluctable.
On aurait aimé voir un sursaut dans l'histoire, un retournement de situation, un twist qui nous aurait amené à une deuxième lecture, une prise de recul.

Malheureusement l'histoire se restreint à l'éclosion d'une malade psychique, son coté inévitable nous met mal à l'aise, à tel point que la fin de la pièce est accompagné d'un soupir de soulagement.

Je conseillerai cette pièce pour l'acteur, qui occupe la scène seul et communique les états d'ames du personnage avec brio.
C'est également instructif par rapport à la vie de Maupassant.
Pour le contexte historique, la rédaction du Horla coïncide avec les prémices de la folie de Maupassant, de plus en plus victime d'hallucinations et de dédoublement de la personnalité à cause de la syphilis qu'il a contractée. Il tentera lui-même de se suicider en 1892.



Extrait / Teaser :

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